JUSQU'A LA FIN

JUSQU'A LA FIN
_ Elène, tant que nous ne tomberons pas dans ce trou, tu resteras avec moi mais si tu tombes, tu te retrouveras dans ta chambre d'hôpital et je crains que quelqu'un ne t'y attendes. Si c'est le cas, fuis avec Valéria. Oublie les médecins, tes amis, la famille. Ton but sera de rester en vie. Compris ?
Elène hocha la tête, apeurée. Qu'est-ce qui l'attendais à son réveil ? Elle vit que le gouffre s'agrandissait de plus en plus, détruisant tout sur son passage. Elle respira calmement et serra une dernière fois la main de Ben avant de sauter dans les profondeurs de l'entaille. Son corps fut secoué dans tous les sens et elle ouvrit les yeux au moment où elle touchait le sol. Elle battit des paupières et tenta de distinguer quelque chose. Où était le danger ? Elle se releva doucement et descendit de son lit. Alors que son pied touchait le sol, elle sentit une main qui saisissait sa cheville avant de la tirer brutalement hors du lit. Elle poussa un cri de surprise et s'écrasa sur le sol avec un grand bruit sourd. Elle vit un homme masqué sortir de la pénombre, tenant un couteau qui brillait à la lumière de la lune. Elle plongea sur le côté au moment où il sautait sur elle. Elle courut vers Valéria et la secoua.
_ Valéria, Valéria, réveille toi ! Haa !
L'homme venait d'attraper son poignet et lui tordait le bras, son couteau sous sa gorge. Au cri d'Elène, Valéria ouvrit les yeux et hurla en découvrant Elène menacé par un inconnu. Elène l'aperçut.
_ Cours Valéria cours ! Cria-t-elle.
Valéria bondit de son lit et après un moment d'hésitation, se jeta sur l'homme qui relâcha Elène pour se protéger. Elène tomba à genoux, le souffle court. C'est alors qu'elle vit qu'elle saignait au cou. Elle sursauta en entendant un gémissement. Valéria venait de saisir le poignet de leur agresseur et tentait de lui faire lâcher le couteau. Elène vint à son secours en frappant l'homme au visage. Celui-ci poussa un grognement de colère et tenta de frapper Valéria avec son couteau. Elle l'évita de justesse et Elène sauta sur le dos de celui-ci en martelant ses épaules de ses poings. L'homme résista quelques instants avant de s'effondrer sur le sol, lâchant son arme par la même occasion.
_ Vite Valéria, prends la ! S'exclama Elène en s'apercevant que celui-ci tendait sa main pour la saisir.
Valéria la récupéra à temps et en profita pour allumer la lumière. L'homme était allongé sur le sol avec Elène sur le dos qui l'empêchait de se relever.
_ Tu es blessée ! S'exclama-t-elle horrifiée en voyant que du sang coulait sur le cou d'Elène.
_ Rien de méchant rassure-toi. Ce qui m'inquiète c'est cet homme qui nous voulait du mal.
Elle se releva sur lui, ses pieds enfoncés dans le dos de l'homme qui hurla de douleur.
_ Qu'est-ce que tu nous veux ? Demanda Elène menaçante.
_ Espèce de... Ahh !
Valéria venait de l'interrompre en lui donnant un coup de pied dans la mâchoire.
_ Je répète ma question, dit Elène. Qu'est-ce que tu nous veux ?
_ Tu veux dire qu'est-ce que nous vous voulons, ricana l'homme.
A cet instant, la fenêtre de leur chambre explosa avec un fracas assourdissant et une dizaine d'hommes masqués accoururent vers elles, l'arme à la main. Valéria saisit la main d'Elène et elles poussèrent la porte en criant de peur. Elles virent la surprise des infirmières dans la salle de repos quand elles les virent passer, poursuivies par des hommes noirs. Elles dévalèrent les escaliers à toute vitesse, n'ayant pas le temps de prendre l'ascenseur. Les hommes leur couraient toujours après et elles distinguaient nettement leurs bruit de pas sur les marches.
_ Dépêche toi Elène, cria Valéria en la voyant à la traîne.
_ Je crois que je me suis cassé la cheville en tombant du lit, grimaça Elène en boitant.
Valéria passa son bras sur l'épaule d'Elène et elles continuèrent de courir. Elles parvinrent au parking, les hommes toujours à leurs trousses. Valéria distingua un homme qui descendait d'une BMW laissant la portière ouverte et les clés sur le contact.
_ Vite !
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 08:54

Extrait de mon nouveau livre

Extrait de mon nouveau livre
Elle sortit et Valéria respira enfin. Pendant le temps où elles avaient discutées, elle avait sentit une brûlure au creux de son ventre qui s'était développée, devenant insupportable. Elle porta la main à son ventre et inspira profondément. A ce moment là, la douleur surgit encore plus forte. Elle poussa un cri et ses doigts se crispèrent sur son ventre. Elle vit la pièce tournoyer autour d'elle. Ça n'allait pas recommencer ! Ce qu'elle souhaitait plus que tout au monde c'était mourir. C'était une tentation si proche que s'il y avait eu une arme à côté d'elle, elle n'aurait pas hésiter à s'en servir. Elle entendit des bruits de pas si faibles qu'elle crut que son esprit déraillait. Puis il y en eut d'autres. Des mains saisirent ses bras et les bloquèrent sur le lit. Elle sentit une aiguille transpercer sa peau, à l'endroit où la douleur brûlait. Instantanément, elle disparut et Valéria retrouva un rythme cardiaque normal. Sa vue ne se dégagea pas pour autant. Elle tenta de secouer la tête pour chasser le noir qui embuait ses yeux mais rien à faire, il restait immobile. Elle voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Si elle avait souhaitée mourir quelques instants auparavant, elle eut l'impression qu'elle était déjà morte, envahie par une nuée de brûlures qui se répartissaient dans son corps. Les voix à côté d'elle augmentèrent de volume et elle retenta sa chance. C'était comme si elle se trouvait enfermée dans une pièce insonorisée. Elle entendait ses pensées, les battements de son c½ur mais les personnes autour d'elle ne semblaient pas en avoir conscience. La douleur était partout. Elle semblait se répandre dans son sang et tentait de trouver le point d'origine du fil de la vie de Valéria. Elle commença à se révolter. Emma avait confiance en elle. Elle le lui avait dit. Plus qu'elle-même. Alors pourquoi ne parvenait-elle pas à chasser ses monstres qui la détruisaient ! Chaque picotement sur sa peau augmentait sa colère. Ses yeux aveugles commencèrent à se parer de couleurs rougeâtres. Elle sentit les battements frénétiques de son c½ur qui augmentaient avec sa rage. Son corps fut secoué de spasmes et ses doigts cherchèrent son drap. Les bip bip réguliers de la machine qui la maintenait en vie s'accélérèrent. Valéria ne lutta plus et laissa sa rage la contrôler. Sa vue se dégagea et son corps secoué par les spasmes se tendit. Elle vit des couleurs l'attaquer de toutes parts et un élan de surprise la poussa à bondir. Des cris étouffés lui parvinrent aux oreilles et sa rage disparut immédiatement. Elle se frotta les yeux et regarda autour d'elle surprise. Elle découvrit les médecins qui la fixaient bouche bée. Elle s'aperçut qu'elle ne se trouvait plus dans son lit. Elle était près de la porte et adoptait une position de défense. Un goût désagréable envahit sa bouche. Si elle saignait, les médecins ne semblaient pas s'en préoccuper. Le plus surprenant était de constater qu'une jeune fille qui venait de faire une crise s'était défendue et avait fait un bond de trois mètres pour se retrouver en face d'eux, une expression meurtrière sur le visage. Il y eut un temps de silence pendant lequel les médecins la détaillèrent du regard. Jamais pareil événement ne s'était produit dans toutes leurs années de carrière. Ils avaient même pensé la perdre. Elle semblait si faible à vue d'½il que quiconque aurait sauté à cette conclusion. De plus, ils n'avaient rien trouvé sur l'origine de ses crises. Pas une seule hypothèse,rien ! La mère n'était pas encore au courant. Comment pouvaient-ils lui annoncer calmement qu'ils ne savaient rien de la maladie de sa fille ? Valéria les vit se concerter du regard et le plus jeune des médecins s'avança vers elle avec prudence.
_ ça va mademoiselle ?

# Posté le dimanche 21 juin 2009 05:34

Les Aurateurs d'Istropée

Les Aurateurs d'Istropée
Elle fit le tour de Carnaple et parvint à une porte qu'elle ouvrit avant de se glisser à l'intérieur. Elle sentit un souffle d'air chaud sur son visage et parcourut le couloir qui l'amena devant l'entrée de l'arène. Elle contempla, le souffle coupé, l'étendue de sable de celle-ci. Tout autour les gradins s'élevaient de plusieurs mètres de hauteur, lui donnant l'impression d'être une fourmi. Elle chercha des yeux la présence de Troy ou du Conseil des Anciens qui auraient eu vent de son défi mais elle ne les vit pas. Elle sentit son c½ur se serrer. Qu'elle gagne ou qu'elle perde, elle n'aura pas eu le soutien de ses amis. Elle aperçut Tyra de l'autre côté de l'arène et elle se sentit reprendre des forces. Elle n'allait pas laisser cette femme l'insulter et l'humilier devant plusieurs centaines de personnes. Elle retira ses chaussures et ses chaussettes ainsi que sa veste et son pull. Elle saisit un élastique qui entourait son poignet et la tint entre ses dents pendant qu'elle se faisait une queue. Elle enroula l'élastique dans ses cheveux et respira un grand coup. Elle entendit de nouveau un bruit de cloche et elle vit un homme en blanc s'avancer dans l'arène. Il répéta les règles que Tyra lui avait expliqué et fit signe à un homme de venir le rejoindre. C'était celui qui surveillerait le combat, s'assurant qu'il n'y aurait pas de tricheries. L'homme blanc se retira alors que Tyra et Séréna s'avançaient sous les yeux des villageois. Les sifflements dans les gradins s'amplifièrent arrachant une grimace à Séréna et un sourire satisfait à Tyra. Elles s'inclinèrent à la demande de l'arbitre et jurèrent de respecter les règles. L'arbitre sonna le départ avant de s'éclipser à distance, laissant le loisir aux guerrières de se déplacer librement. Séréna tentait de trouver le moyen de contrôler son Energie. Elle sentait les rayons du soleil lui chauffer la tête et se félicita de ne pas porter de noir. Alors qu'elle s'habituait à peine au terrain, elle vit Tyra se jeter sur elle. Elle n'eut le temps de l'esquiver et tomba à la renverse. Une lueur de rage brillait dans les yeux de celle-ci. Séréna se débattait, frappant des poings et des pieds mais sans succès. Celle-ci lui bloquait les épaules et le bassin, seuls éléments permettant de se libérer. Elle commençait à étouffer quand elle sentit un déferlement de force envahir son corps. Elle repoussa d'un geste de la main Tyra qui s'éleva dans les airs avant de retomber plusieurs mètres plus loin. Des flammes bleutées sortirent de ses mains. Séréna éclata de rire. Elle avait réussi ! Tyra se releva choquée. Elle ne pensait pas que cette gamine trouverait le moyen d'utiliser son Energie. Tant pis. De toute manière elle n'avait aucune chance contre elle, elle le savait. Elle remua les épaules dans un élan d'anxiété avant de soulever un pan de sa tunique rouge vermeil et d'en sortir un poignard. Elle libéra ses cheveux d'un noir corbeau et s'avança vers Séréna en passant d'une main à l'autre son poignard. L'arbitre tenta d'intervenir mais celle-ci le bloqua sur place. Elle entendit les cris furieux des villageois. Elle avait juré de respecter les règles et elle les violait en utilisant une arme. Séréna commença à paniquer. Depuis le début, elle voulait la tuer et elle avait trouver ce défi pour accomplir son dessein. Les flammes bleues qui l'entouraient se noircir de sa fureur. Elle sentait leur force augmenter et elle comprit que c'était sa rage qui les nourrissaient. Elle tendit ses bras devant elle, dirigeant ses mains vers le poignard de Tyra. Celle-ci se rapprochait de plus en plus et elle dut changer de position quand elle passa à l'attaque. Elle concentra de toute ses forces son Energie vers elle tandis qu'elle esquivait un coup de poignard. Elle releva la tête en entendant Tyra crier. Son poignard venait de virer au rouge, lui brûlant la main. Elle le laissa tomber sur le sol en hurlant de douleur. «Et de une !» songea Séréna. Tyra était blessée et elle non. La victoire jouait en sa faveur. Elle l'a vit ramasser son poignard et des flammes noires s'enroulèrent autour de celui-ci. Désormais elles allaient devoir s'affronter avec leur Energie. Séréna entendait les cris horrifiés des villageois qui tentaient d'intervenir. Tyra avait jeté un sort sur les gradins, les clouant sur place. Décidément ce défi n'était qu'un prétexte pour la tuer. Elle entama une marche circulaire autour de son ennemie, laissant le sable fin glisser entre ses doigts de pied. Des gouttes de sueur commençaient à perler sur son front et la simple idée de devoir la tuer lui donnait envie de vomir. Ses yeux rencontrèrent alors le soleil, dégradant sa vue. Elle sentit alors une douleur aiguë dans son épaule et elle comprit que Tyra avait profité de son moment de faiblesse. Elle posa sa main sur sa blessure et elle la vit se couvrir de sang. La douleur lui tiraillait l'épaule et elle s'écroula sur le sol. Elle se releva tant bien que mal, ayant du mal à distinguer ses bras de ses jambes. Elle entendit le rire de Tyra.
_ Comme ça tu pensais pouvoir me battre ? Tu es aussi stupide que ton frère !
...

# Posté le samedi 06 juin 2009 06:22

Modifié le samedi 06 juin 2009 06:32

NAMALE

NAMALE
Quand le soleil éclairera de sa lumière le fléau de ce monde, Elain, Arya, Angela se seront trouvées et Namalé verra le jour.

Quand je pense à vous, je pense à ce qu'on représente. Si seulement je n'avais pas que les mots pour m'exprimer... Le soutien que vous m'apportez chaque jour me rend plus forte. Les différentes catégories de ce monde qui nous réunies. Grâce à vous j'ai pu comprendre comment reconnaître mes amies. Grâce à vous, je vois le monde d'une autre manière, littéralement. Tout ça pour dire que je vous aimes.

Eddyr un Frikai, un Sur'thugal

# Posté le samedi 09 mai 2009 04:50

Voir la vie qu'on ne vit pas...

Voir la vie qu'on ne vit pas...
_ Quelle est la racine carrée de 36 ?
_ 6, répondis-je en retenant un soupir.
_ Bien.
Le professeur se retourna et continua sa leçon. Qu'est-ce que je m'ennuyais. Décidément les calculs ça n'était vraiment pas mon truc. Je ne sais pas ce qui me retenais de fuir. J'aurais voulue tout donner pour sortir de cette atmosphère étouffante. Tout... En même temps, je ne devais pas être la seule. Certains des autres élèves de ma classe voudraient sans doute se trouver ailleurs. Il ne fallait pas que je pense que j'étais la seule. Je levais les yeux vers l'horloge et vit qu'il ne restait que 10 minutes ! Enfin ! Alors que je fixais de nouveau le professeur, je m'aperçus qu'il venait de s'écrouler à genoux sur le sol. Des élèves se levèrent de leurs chaises, inquiets tandis que moi je discernais le responsable. Je me levais d'un bond, renversant ma chaise au passage et me précipitais en hurlant sur lui.
_ Comment oses-tu ! Comment oses-tu venir me provoquer dans mon collège !
_ Eh ! S'exclama un élève ! Qu'est-ce qui te prends, tu vois bien que le professeur est en danger !
_ Tag...
Je n'eus le temps de terminer ma phrase qu'il se jeta sur moi. J'en eus le souffle coupé et je me retrouvais sur le sol tandis qu'il essayait de m'étouffer. Je lui donnais un coup de pied dans le ventre et me redressais-je furieuse.
_ Dégagez si vous tenez à la vie !
_ Tu ne nous parle pas comme ça ! S'écria une élève.
_ Je vous parle comme je veux ! En attendant, j'essaie de vous sauver !
Au même moment je reçus un coup de poing dans le nez. Je sentis mon sang se déverser immédiatement. Il allait le payer, le payer très cher. Mes amis ne pouvaient le voir mais moi j'étais faite pour ça. J'avais été formé au combat pour ça. Je sautais sur une table et me mis à courir en sautant de tables en tables. Je bondis dans les airs et décochais un magnifique coup de pied dans le ventre de mon ennemi. Il l'esquiva rapidement et s'attaqua de nouveau à moi. Je m'aplatis sur le sol et lui fis un croche pied. Il s'écroula de tout son long, renversant des tables et des chaises. Le professeur semblait avoir reprit ses esprits. Il se releva et me contempla surpris. La bataille venait tout juste de commencer et j'avais le pressentiment que j'aurais pas mal d'expliquations à donner...

# Posté le mercredi 04 mars 2009 12:03